Le corps et le bien-être de l’athlète – Entretien avec Aurélie Buttarelli
- Alessia Orda
- 10 févr.
- 2 min de lecture

« Je m’appelle Aurélie Buttarelli, je suis sportive de haut niveau en équipe de France de taekwondo à l’INSEP. Je suis licenciée au TSCP et je pratique depuis 17 ans. »
Aurélie découvre le taekwondo grâce à son grand frère. Après avoir assisté à la fin d’un de ses entraînements, c’est le coup de cœur : elle s’inscrit et ne quittera plus jamais le tatami. Aujourd’hui, elle partage son quotidien d’athlète et sa vision du bien-être.
Un rythme d’entraînement intense
L’emploi du temps d’Aurélie est réglé comme une horloge : « On s’entraîne deux fois par jour : deux heures le matin (11h-13h) et deux heures l’après-midi (17h-19h). On a généralement une séance physique (musculation ou cardio) et une séance de taekwondo. » Au total, cela représente environ 18 heures d’entraînement par semaine, un volume exigeant qui demande une grande discipline.
Récupération et équilibre
Pour maintenir un corps performant, Aurélie accorde une importance essentielle à la récupération : « Je m’étire avant et après chaque entraînement, j’essaie de dormir neuf heures par nuit, je fais une sieste de 20 minutes l’après-midi, je mange équilibré et varié, je m’hydrate bien. » Elle complète sa routine avec des séances de kinésithérapie deux fois par semaine et une séance de balnéothérapie hebdomadaire. Les jours de repos sont réservés à d’autres activités, loin du sport intensif.
Les sensations du corps
Après un entraînement, Aurélie ressent souvent des jambes lourdes ou une gorge qui brûle, signes d’un travail musculaire intense. « On sollicite surtout le bas du corps : mollets, quadriceps, ischios et fessiers. » Son corps, habitué à l’effort, réagit néanmoins bien à la charge de travail grâce à cette hygiène de vie millimétrée.
Le bien-être, pilier de la performance
« Le bien-être a une place essentielle. Pour maintenir un bon équilibre, je suis à l’écoute de mon corps et de mes sensations. Je fais la différence entre les douleurs passagères et les blessures. » Aurélie insiste sur l’importance de prendre soin de soi, non seulement pour performer, mais aussi pour préserver sa santé à long terme : « Le corps qu’on utilise pour le sport, c’est le même qu’on utilisera pour le reste de notre vie. »
Trouver l’harmonie
Pour se ressourcer, Aurélie aime courir en plein air : « Pour me sentir bien dans mon corps, j’aime aller faire des footings dehors. » Si elle devait résumer son rapport au corps et au bien-être en trois mots : respect, harmonie, sain.
Un message inspirant
« On ne pourra jamais performer si l’on n’est pas dans un état de bien-être moral et physique. Il faut d’abord se sentir bien avant de vouloir faire de grands résultats. »
Une belle leçon de lucidité et d’équilibre de la part d’une athlète passionnée, pour qui la performance passe avant tout par le respect du corps.




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